Bures sur Yvette - Essonne - Vallée de Chevreuse
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Cartes postales
 
• Le logo de la commune
La plus ancienne mention du nom de Bures vient de son emblématique seigneur : Guillaume de Bures (environ 1090 - 1158), croisé connétable, puis prince de Tibériade. Vers la même époque, on cite aussi le nom de Montjay, un hameau de Bures dépendant de la Seigneurie de Gometz. En limite du Hurepoix, dans la vallée verdoyante de l'Yvette et de son affluent, le Vaularon, Bures subira les invasions barbares, la guerre de Cent ans avec le passage du " Prince Noir " et la perte, pendant plus de cinquante ans, de la totalité de sa population (il reste un foyer vers 1460). La Fronde et les maladies infectieuses entraîneront des années difficiles pour ce village rural de 300 à 400 habitants, du XVe siècle à la fin du XIXe siècle.
 


Avec la halte du chemin de fer en 1891 (actuelle ligne RER), Bures sort de l'isolement et vend ses marchandises aux Halles (fraises, haricots, etc.). L'implantation, dans les années 60, de la Faculté des Sciences sur le quart de son territoire actuel, de l'Institut des Hautes Etudes Scientifiques (IHES) lui donneront le caractère scientifique et technique qui fait aujourd'hui sa réputation. L'installation de la zone à urbaniser Bures-Orsay provoquera la création de la ville des Ulis, Bures perdant un tiers de son territoire. Aujourd'hui, la commune avoisine 10 000 habitants pour 400 hectares.

   
(en cliquant dessus, vous pouvez agrandir certaines photos)  
La gare de Bures
Depuis 1867, les trains traversaient Bures sans s'y arrêter. C'est en 1891 qu'une "halte" fut créée et permit aux Buressois de se rendre à Paris en une heure et demie. En 1927, des abris sont construits sur les quais. L'électrification, en 1938-39, réduit le trajet à 30 minutes. Les trains s'allongent et comportent des wagons-marchandises. L'allongement des quais et des rames, puis l'ouverture de la gare de la Hacquinière en 1957 mirent fin à l'isolement rural.
   
Le bois MarieLe Bois Marie
En 1905, Charles Comar, président-fondateur du syndicat des pharmaciens, acquiert le bois Bouteiller, l'appelle "Bois-Marie" et y construit un château. Une nouvelle voie ferrée de Massy à Chartres traverse la partie supérieure du domaine.
En 1944, les Allemands l'utilisent pour envoyer des renforts vers la Normandie. Le bombardement allié du 15 juin 1944 qui vise la ligne... détruit le château et touche sérieusement le village.
Léon Motchane, qui a dédié la fin de sa vie à la science, y installe en 1962 l'Institut des Hautes Etudes scientifiques (IHES), fondation reconnue d'utilité publique. L'institut accueille chaque année, autour d'un petit noyau de professeurs permanents, environ 200 mathématiciens et physiciens venus du monde entier.
   
Le Grand MesnilLe Grand Mesnil 
Un "Hostel seigneurial", dépendant de Gometz-le-Châtel, existait au Grand Mesnil avant 1383. Antoine de Valles crée vers 1630 le château actuel, et l'entoure d'un parc magnifique.
En 1734, le domaine est acheté par Pierre Fauchard, dit Fauchard de Grand-Mesnil, "père de l'art dentaire moderne". Puis il passe, sous le nom de Grand-Ménil, à son fils Jean-Baptiste, avocat et comédien, syndic durant la période révolutionnaire, puis maire de Bures, comme plus tard son gendre Flury. En 1788 la première assemblée municipale se déroule en ce lieu.
En 1954, le département y installe un hospice de vieillards. Le château est aujourd'hui une annexe de l'hôpital d'Orsay.
   
Le Petit MesnilLe Petit Mesnil 
Au XIVe siècle, le fief du Petit-Mesnil couvrait la majeure partie de Bures et fut longtemps un enjeu entre Bures et Orsay. Le hameau, adossé au château, comprenait six à huit feux autour d'un "hôtel avec maison, cour et jardin" occupé pendant plus d'un siècle par la famille Hérisson, riches et pieux laboureurs. On a retrouvé dans ces jardins un boulet de pierre datant probablement de la guerre de cent ans.
Un ru venu du Bois-Marie longeait le hameau et traversait la rue sous un pont de pierre, puis rejoignait le Petit Moulin. Des caves typiques, toujours existantes, servaient d'abri aux animaux domestiques.
Pendant la Révolution, la garde du Petit-Mesnil voulut rester indépendante de la garde nationale de Bures.
   
Le centre du villageLe centre du village 
Sur cette place, coeur du village, furent édifiées en 1899 les écoles de garçons et de filles ainsi que la mairie. L'école de garçons et la mairie ont été détruites par le bombardement du 15 juin 1944. Seule demeure l'ancienne école de filles, au bas de la place.
A la Libération, le maire réquisitionne la propriété du Clos Nicolle, située derrière le monument aux morts, comme mairie provisoire. La mairie actuelle fut érigée en 1953 et agrandie en 1974. La nouvelle poste a été construite en 1964.
   

La fontaine Saint MatthieuLa fontaine Saint-Matthieu
Cette fontaine porte le nom du saint patron de l'église (XIIIe siècle). En traversant "l'Ivette" par le Gué de Mahy, le chemin de la Fontaine Saint-Matthieu conduisait à la Guyonnerie. La fontaine alimentait un vieux lavoir construit en 1868 et démoli vers 1960 pour cause de pollution de l'eau.

   
La maison de Jules LairLa maison de Jules Lair 
Jules Lair est l'auteur d'"Histoire de la Seigneurie de Bures" publiée en 1876. Avocat et archiviste, membre de l'Institut et de l'Académie des inscriptions et Belles-Lettres, il est inhumé dans le cimetière de Bures.
Cette maison, typique des constructions en meulière du XIXe siècle, est construite dans l'ancien fief d'Orillac, l'actuelle Guyonnerie, entre le Bas-Moulon et le launay d'Orsay.
Elle fut rachetée en 1946 par l'institut national de la recherche agronomique (INRA) pour y installer un laboratoire apicole, sous la direction de Rémy Chauvin.
Aujourd'hui, ce laboratoire poursuit des recherches sur le comportement et la psychologie sensorielle des abeilles et autres insectes.
   
Le chateau de BuresLe château féodal de Bures
Le château féodal de Bures s'étendait entre l'extrémité du barrage et le Grand Moulin. "Hôtel seigneurial" en 1402, désigné "château-gaillard" en 1676, il était entouré de fossés franchissables par un pont-levis.
Les principaux seigneurs furent Arnoul de Puisieux au XIVe, les Sanguin au XVe, les Chaulnes, Anne de Pisseleu, duchesse d'Etampes, favorite de François Ier, puis le ministre de Louis XV, Rouillé, qui le fit raser en 1760, sa femme le trouvant "trop gothique".
Sur l'emplacement du château s'élevait, fin XIXe-début XXe, un important haras militaire qui hébergeait 400 à 500 chevaux.
   
La grande maisonLa Grande Maison
Dès 1402 existait dans ce lieu le Moulin du Pont. Au XVIe siècle le laboureur Jean Brémont y construisit deux maisons et une grange. Sous le nom de "Maison Blanche" puis de "Grande Maison" la propriété passera de mains en mains.
En 1805, Adrien Louis Le Paige, fils du dernier seigneur de Bures, y réside. Sa veuve épousera Jean Amable Le Cerf, maire de Bures de 1848 à 1867; deux autres maires de Bures habiterons ensuite la propriété. Les derniers propriétaires furent Me Deltombe, puis la famille Pérolat.
La Grande Maison et son parc, classé à l'inventaire des sites en 1979, sont acquis par la ville et ouverts au public en 1982.
   
L'église de BuresL'église 
Modeste sanctuaire au XIIe siècle, l'église Saint-Matthieu est attestée en 1224.
Sa partie la plus ancienne est le carré sous le clocher, créé selon une technique originale par des tailleurs de meulière. Elle faisait, en 1400, partie d'un "moustier" entouré d'un cimetière clos dont l'entrée se faisait par l'actuelle place du Souvenir, face à la taverne.
Après la construction d'une chapelle en 1504, elle prend sa forme actuelle avec la façade ouest, à l'initiative d'Antoine Sanguin, seigneur de Bures et cardinal de Meudon.
Au XIXe siècle, le cimetière est transféré et la placette aménagée : pose de la croix Valiton (1848) et plantation de tilleuls. A l'est, le monument aux morts, oeuvre d'Herbemont (1922), porte trace du bombardement de 1944.
La rénovation intérieure de l'église réalisée par des équipes de bénévoles (1971-1981) fait ressortir la beauté de la meulière du pays.
Le clocher abrite la cloche Marie-Louise, offerte en 1756 par M. Rouillé, seigneur de Bures, et une autre cloche, baptisée en 1928. Toutes deux sont classées.
On pourra admirer dans cette église : les pierres tombales des époux Brémond (XVIe) et des œuvres d'art sacré : Le Retour d'Egypte (XVIe), Le Christ en bois d'Avignon (XVIIe), une Nativité sur bois (XVIIe), une Vierge en pierre (XVIIIe), un Saint Paul (XVIIe), La Vierge à la grappe (XVIIIe).
   
  La croix de BuresLa Croix de Bures 
Une Croix située en cet endroit du quartier du Royaume (Réaume), est déjà signalée dans les terriers de 1402 et 1608. Peut-être indiquait-elle le croisement du chemin de Bures à Gometz avec celui du Moulon à Montjay.
Une inscription peu lisible gravée dans le fût permettrait de dater la croix actuelle des années 17... Elle fut restaurée vers 1930 par l'abbé Choupault.
   
  Le vieux chêneLe vieux chêne 
Remarquable par sa dimension et la répartition de ses branches, le chêne du "Petit Launay" semble remonter au XVe siècle.
Les organisateurs de l'exposition universelle de 1900 à Paris désiraient le transporter dans la capitale, tant les particularités de cet arbre attiraient les regards. M. Grisier, maire de Bures et propriétaire du "Petit Launay" déclina heureusement cette offre.
Le domaine du Petit Launay dans lequel se dresse le vieux chêne est un ancien fief du XIVe siècle, davantage connu, depuis 1810, sous le nom de "La Vierge". Il est traversé par le Vaularon, affluent de l'Yvette, qui maintient une humidité propice à la croissance des aulnes.
Une statuette de la Vierge est toujours visible sur le mur d'enceinte de la propriété.
   
  Le chateau de MontjayLe château de Montjay 
Dans ce hameau du fief de Bures, on relève dès 1494 "un manoir manable avec métairie", encore cité en 1600 comme un "hôtel seigneurial à deux étages". En 1738, le château s'entoure "d'une étoile en chênes et charmilles, d'une ferme, de prés, de vignes et de bois".
Au XVIIIe, il comporte une chapelle avec tribune, et également un pavillon dit "pavillon des Amours" où les jeunes mariés passaient, dit-on, leur nuit de noce.
Amputé d'un étage, dégradé par les guerres, le château est aujourd'hui propriété du Ministère de la Justice et fait partie depuis 1960 d'un établissement géré par la Protection judiciaire de la Jeunesse.
   
  Le viaduc des FauvettesLe viaduc des Fauvettes
Au début du XXe siècle, on désire doubler la liaison Paris-Chartres par Rambouillet. Empruntant le versant sud de l'Yvette, les travaux commencent en 1907 par la construction d'ouvrages d'art : un pont sur la route de Montjay, puis un tunnel de 100 mètres et le viaduc des Fauvettes.
Après l'interruption due à la guerre de 14-18, le tronçon Massy-Chartres n'est ouvert qu'en 1930.
Le viaduc, but de promenades buressoises, est l'un des plus hauts "à pic" de la région. Il est fréquenté par les adeptes de l'escalade et de la spéléologie. Pour des raisons de sécurité, il est actuellement en réparation.
   
  La fontaine de la Hacquinière La fontaine de la Hacquinière
Un ouvrage publié en 1620 avec privilège du Roy décrit "les vertus et propriété de l'eau médicinale de la fontaine nouvellement découverte à la Hacquinière, à six lieues de Paris, laquelle opère journellement des miracles sur les malades". On venait de loin à cette fontaine de jouvence pour voir "les fièvres disparaître, la vue retrouvée, les enflures, la pierre, la gravelle, la teigne guéries".
Une fête rassemblant voisins et pèlerins avait lieu chaque lundi de Pentecôte. Une procession de onze jeunes filles symbolisait les onze sources jaillissantes. La révolution remplaça cette procession par un cortège civique magnifiant "la fontaine de la claire régénération ".

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